Zut encore le réveil qui sonne ! Décidément cette journée commence mal...
Flute, les enfants trainent à se préparer, ca continue...
La barbe, plein de gens perturbent le traffic au lieu de me laisser le macadam, on n'est jamais tranquille...
C'est quoi cette réunion à 9h, personne ne m'avait prévenu...
Le fournisseur, encore ce fournisseur en retard, vous parlez d'un partenariat, jamais fiable...
Quoi, ce collaborateur est malade, mais ça met tout le programme en l'air...
Ca y est mon manager m'a encore mis 12kg de dossiers sur la table, et je ne peux rien faire...
20 minutes que j'attends à l'accueil chez mon client, pourquoi personne ne me respecte...
Et bing les transport en commun en grève, à quelle heure je vais arriver à la maison...
Pour combler le tout, il n'y a plus de beurre dans le frigo, je vais manger les radis au naturel...
Bon vite dodo, ils m'ont tous pourri ma journée !
La liste est longue chaque jour de ces paquets de problèmes que les autres nous déversent, avec sadisme, dans notre chariot. Et comme nous sommes de pauvres victimes, il ne nous reste plus qu'à nous plaindre. Les autres... mais qui a inventé cette engeance.
C'est sur le ton léger que j'aborde la question, mais c'est pourtant le symptôme que j'entends le plus souvent : "mes problèmes, c'est les autres". Or, si on part du principe que le seul chantier possible est soi-même, que les seules choses que je peux changer, c'est mon comportement et le regard que je porte sur les événements, sur la gravité exagérée des menus désagréments, sur ma responsabilité à me mettre dans des situations d'urgence, il est tentant de regarder chaque perturbation comme une opportunité à changer. Les autres ne vont-il pas alors modifier leur positionnement, dans ma perception du réel ou même dans la réalité...